Eric Tourtel prend la tête d’Ebuzzing Itl. à Miami

Eric Tourtel

Eric Tourtel

Le Bayonnais Eric Tourtel, spécialiste de la pub, crée le buzz en quittant AOL pour rejoindre Ebuzzing à Miami.

Avec Eric, c’est un peu la fête de Bayonne toute la journée : spontanéité, franc-parler et gaité sont ses traits de caractères les plus visibles. Mais si le côté affable et sympathique fait le bon sudiste… et le bon commercial, Eric doit néanmoins user de son sourire et pratiquer le rugby loin des bleus et blancs de l’Aviron Bayonnais : à 37 ans, il n’a jamais travaillé en France de sa vie !

Déjà très spécialisé dans la pub à sa sortie de l’Ecole de Commerce Européenne (ECE Bordeaux), il a commencé par aller chercher les publicités nécessaires au lancement en Espagnol de l’édition barcelonaise du Petit Futé. C’était en 1998, et le challenge n’était pas si simple que cela. Quand internet a pointé son nez, le Basque a quitté le papier pour lancer la pub de l’édition numérique du géant ibérique El Mundo. Quelques millions d’euros de pubs plus tard, il prenait la direction des opérations digitales du journal à Madrid, avant de rejoindre Londres en 2009 et la direction générale de Goviral International en 2011. Ce nom ne vous dit peut-être rien (la société a d’ailleurs été rebaptisée BeOn très récemment), mais Goviral c’était ni plus ni moins la branche video d’AOL (America OnLine) en Europe. Et, deux ans plus tard, Eric crée le buzz sur son nom à lui, en quittant le géant américain pour arriver ici, à Miami, comme directeur de l’international d’Ebuzzing. De nombreux journalistes ont souligné l’événement, et « c’est pas tous les jours qu’un Bayonnais a un article dans le Wall Street Journal », souligne Eric !
TOURTEL VEND… DE LA HEINEKEN !
Alors, Ebuzzing qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un géant Français qui a une drôle d’histoire. Quand Pierre Chappaz a vendu son célèbre comparateur de prix Kelkoo à la société Yahoo! pour 500ME, il a ensuite lancé un appel à projet afin de financer – avec une partie de cet argent – des idées brillantes qui lui seraient présentées. C’est ainsi qu’il rencontre Bertrand Quesada, le fondateur d’Ebuzzing en 2007. Plateforme de marketing social, Ebuzzing devint rapidement un leader en tant que plateforme de distribution de vidéos publicitaires. Ebuzzing est en lien avec 20 000 blogs, sites internet, pages Facebook… et dès qu’un annonceur passe un contrat avec la société d’Eric Tourtel, sa vidéo est clonée à des milliers de reprises et vues par des millions de personnes sur internet. C’est le cas par exemple du nouveau bébé jeté à l’eau par Evian en juillet dernier et qui avait été vu à 59 millions de reprises en 1 mois : http://www.youtube.com/watch?v=pfxB5ut-KTs ou bien la pub Skyfall de Heïneken http://mashable.com/2012/09/20/heineken-bond-skyfall/ (une bière AVEC alcool que M. Tourtel vend sans complexe !) « Pour que les vidéos chargées sur Youtube ou d’autres plateformes puissent être vues par un grand nombre de personnes, les annonceurs doivent passer par des sociétés comme la notre. Sinon elles sont noyées dans la masse des vidéos uploadées. Nous n’imposons pas les publicités à l’internaute », explique Eric, « mais c’est l’internaute qui la déclenche lui-même, car ces pubs que nous distribuons sont attractives et elles font souvent le buzz. Quelqu’un qui choisit de regarder une pub est beaucoup plus réceptif que celui à qui on l’impose. Et nous ne vendons ainsi que ces formats qui vont être activés par les utilisateurs eux-mêmes ». La vidéo est le secteur de la pub qui grossit le plus en ce moment, et Ebuzzing (52M$ de chiffre d’affaire l’an passé, et probablement 90M$ cette année) est la société à la plus grande croissance dans ce secteur porteur. Et c’est pour relever ce nouveau challenge qu’Eric Tourtel est tout naturellement arrivé ici.
CHERCHE ÉQUIPE DE RUGBY À MIAMI
« Miami est comme Londres une ville où beaucoup de publicités internationales sont négociées et, en plus, toute la pub hispanique et pour l’Amérique Latine et le target US Hispanics (25% de l’audience US) se gère ici. » Mais, à peine posé ses valises dans le sud, Eric ne perd pas le nord : « Fort Lauderdale, c’est pas là qu’il y a une équipe de rugby ? » Eric (qui – si vous cherchez des épaules solides – joue 2e ou 3e ligne) n’est pas arrivé seul dans le Sunshine State, mais avec toute sa famille : sa femme (qui est Américaine) et ses trois filles : « Nous avions déjà failli déménager en Floride il y a deux ans, et ça fait longtemps que je voulais venir ici. Il n’y a pas beaucoup de villes au monde ou on peut cumuler le soleil, la plage, et les activités de haut niveau », s’amuse-t-il. Ceci dit, il cumule tout de même les petits déplacements : aujourd’hui il est à Londres, demain à Miami, la semaine dernière il a passé 4 jours au Mexique, et la semaine prochaine il va en Corée ! Mais en tout cas il se sent déjà chez lui après deux mois à Miami : « je vais essayer de m’intégrer via le rugby ou bien les cours de français des filles. Je souhaite surtout que mes filles restent exposées à la culture françaises, comme elles ne vont pas à l’école française. »  Et le Pays Basque ne lui manque-t-il pas ? « J’adorerais y bosser, mais Bayonne n’est malheureusement pas une plateforme internationale mondiale pour la pub. J’aimerais bien prendre ma retraite là-bas, mais il me faudra convaincre ma femme ! Je ne sais pas encore, mais j’en ai un peu marre de bouger alors pour le moment j’aimerai rester ici à Miami ! »
Bienvenido, welcome, ongi ettori (c’est la version basque) !
Gwendal GAUTHIER

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