Fort Lauderdale : Duaiv peint une Ferrari FF et une Lamborghini Aventador

Fort Lauderdale : Duaiv peint une Ferrari FF et une Lamborghini Aventador
Duaiv à Fort Lauderdale devant sa dernière réalisation, une Ferrari FF. (photo : Courrier de Floride).

Duaiv à Fort Lauderdale devant sa dernière réalisation, une Ferrari FF. (photo : Courrier de Floride).

D’ordinaire plus habitué aux toiles qu’aux supports métalliques, Duaiv, peintre français de Fort Lauderdale a récemment fait beaucoup parler de lui pour ses peintures sur des voitures, dont une Lamborghini Aventador qui a beaucoup fait parler et une Ferrari FF qu’il vient de terminer !

Duaiv voiture 2

La Lamborghini Aventador (Crédit : Courrier de Floride)

Duaiv, c’est l’histoire d’un artiste-né. Né à l’île de Ré, en l’occurrence. Il en garda un attachement particulier à la mer, mais aussi un émerveillement pour toutes les places maritimes où la lumière est plus franche. Lumière et mer : de la Catalogne à la Provence jusqu’à son arrivée en Floride : il n’y a pas de hasard ! « Je peignais beaucoup étant enfant, mais mon père ne voulait pas que je devienne peintre. Que je fasse de la musique, oui ça lui plaisait. Je jouais du violoncelle, et un jour il m’a emmené voir Pablo Casals à Molitg-les-Bains (Catalogne française NDLR). Casals m’avait donné des conseils. Il me disait de bien frapper les cordes, « comme avec un marteau » et puis il avait insisté pour que je poursuive l’école. » Duaiv poursuit ses études au conservatoire à Paris. Il y rencontra une danseuse de l’Opéra, Magella, qui deviendra son inséparable femme, à ses côtés aujourd’hui à Fort Lauderdale. « A l’époque, en octobre 1975 je commençais une carrière de soliste, et puis on est parti faire le tour de l’Espagne en moto avec Magella. Après avoir passé les Pyrénées, on s’arrête à Cadaquès. Ce n’était pas prévu au programme, mais on s’est retrouvé à Port-Lligat. On a frappé… et c’est lui qui a ouvert. » L’occupant des lieux est un certain Salvador Dali. Une deuxième rencontre avec un maître catalan (après Pablo Casals) qui va influencer Duaiv. « J’ai eu un mouvement de recul quand il est apparu, car on était vraiment nez-à-nez. On a discuté de Casals avec Dali, je lui ai dit que j’étais musicien mais que j’aimerai peindre.

Venice Evening - Duaiv (crédit photo : Courrier de Floride)

Venice Evening – Duaiv (crédit photo : Courrier de Floride)

Il m’a donné des conseils pendant une heure ; m’a expliqué comment ses idées lui venaient… et il m’a encouragé. Quand on est sortis de chez lui j’ai dit à Magella : « j’arrête tout, je me mets à la peinture ». Je me suis mis à peindre dans la rue, à Cannes. Quelques mois plus tard je commençais à en vivre. On a ouvert la première galerie à Cannes, puis à Genève. On voulait venir ici aux USA où on participait parfois à des shows, mais ça ne s’est pas fait. Et puis un jour un collectionneur anglais qui possède 50 de mes tableaux a déménagé à Palm Beach. On est venus le voir… et puis on s’est décidés. On est venus à Palm Beach en 2003, puis à Fort Lauderdale depuis quelques années. » Et, pas de hasard, devant chez Duaiv il y a de l’eau : une jolie rivière près de Las Olas. « Depuis que je suis ici je peins beaucoup plus, c’est incroyable. Je suis retourné en France comme ça avec les cheveux rouges, et les gens m’ont regardé bizarrement. Ici : pas de problème ». Excentricité extrême ? « En fait au départ c’était plutôt un problème technique : je m’étais mis des gouttes de peinture bleue dans les cheveux, et je ne voyais pas du tout comment les enlever. Ma femme m’a dit « attends, je vais t’arranger ça » : et c’est comme ça que je suis devenu tout bleu. Puis rouge ! » La flamboyance, ça le connaît. C’est même le point commun de ses toiles. « C’est vrai que la lumière du sud a été très importante pour moi », confie celui dont la finesse de la touche a aussi fait sa réputation.

Duaiv a aussi intégré la très select Park West Gallery, qui propose des expos temporaires dans de grands hôtels ou durant les croisières, par des peintres non moins select dont les toiles s’arrachent durant ces événements. « J’en produit plusieurs dizaines par mois pour eux », explique Duaiv qui boucle justement ses malles multicolores avant de partir pour une exhibition à Chicago.

Voilà pour l’itinéraire hors du commun de cet artiste français de Floride, qui n’a pas totalement abandonné son violoncelle. Il est toujours là, au milieu du salon… et Duaiv donne encore parfois des concerts comme on peut le voir sur cette vidéo :

 http://www.duaiv.net/video/concert.html !

http://www.duaiv.net

http://www.parkwestgallery.com

Duaiv 4 cols

Duaiv dans son atelier de Fort Lauderdale. (crédit photo : Courrier de Floride).



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