Présidentielles 2016 : la liste des candidats pour la Maison-Blanche

Présidentielles 2016 : la liste des candidats pour la Maison-Blanche
white house

Les élections présidentielles américaines se dérouleront le 4 novembre 2016, et le vainqueur prendra la succession de Barack Obama le 20 janvier suivant. Néanmoins, les primaires commenceront en janvier prochain, et la campagne est déjà bien lancée ! (Photo : Matt H. Wade / CC BY-SA 3.0)

Les candidats s’alignent les uns après les autres sur la ligne de départ de cette course qui mènera à la succession de Barack Obama à la Maison-Blanche. Voici les principaux candidats alignés :

Démocrates

DemocraticLogoHillary Clinton surclasse tous ses adversaires. Elle est seule au-dessus des 50% d’intentions de vote pour cette Primaire, et le vice-président Joe Biden (qui n’est pas candidat) est le seul (autre) qui pourrait dépasser la barre des 10%. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il ne devrait pas être candidat. Mais le champ laissé libre inspirera peut-être des prétendants Démocrates de dernière minute.

Hillary Rodham Clinton

Hillary Clinton

Hillary Clinton

POINTS FORTS : 

– Une expérience importante de la politique américaine.

– Le souvenir de la présidence de son mari, dont beaucoup d’Américains sont nostalgiques.

– Une machine de guerre électorale bien huilée et très bien financée.

– Elle présentera probablement des propositions fortes, alors que les Républicains n’avancent pour le moment que leur volonté de dérégulation (abrogation des taxes et de l’Obamacare etc…) ce qui peut faire la différence en termes de communication.

POINTS FAIBLES : 

– Le passé. Elle était au pouvoir au XXème siècle, et va se retrouver face à des candidats du XXIème siècle. Elle a 67 ans.

– Elle devra assumer le bilan de Barack Obama, qui n’est pas populaire en tous points. Elle assumera aussi, plus particulièrement, son propre bilan en matière de politique internationale, qui n’est pas des moins critiqués : l’Amérique serait devenue beaucoup plus « faible » vu de l’étranger (selon ses détracteurs) sous l’ère diplomatique Obama-Clinton (puis Kerry). La reprises des pourparlers diplomatiques avec par exemple Cuba ou l’Iran met l’administration Obama en accusation de « discuter avec des Etats terroristes ».

– La communication ne fait pas tout. Son premier clip de campagne s’adresse de manière très catégorielle aux minorités, et c’est peut-être un peu trop visible… en tout cas ça a été critiqué.

– Les Américains aiment peu les « losers », et il est souvent difficile de les mobiliser pour un candidat ayant déjà perdu une élection.


 

Autres candidats Démocrates

Joe Biden.

Joe Biden.

Outre quelques candidats folkloriques, trois autres candidats déclarent « explorer l’idée d’une candidature » aux primaires démocrates, sans être officiellement candidats : Lincoln Chafee (gouverneur du Rhode Island), par exemple, mais surtout Martin O’Malley, gouverneur du Maryland et ancien maire de Baltimore, et le centriste Jim Webb, ancien sénateur de Virginie. D’autres personnalités n’ont rien annoncé du tout mais sont citées dans les sondages, comme : Joe Biden (vice-président de Barack Obama), comme la sénatrice du Massachussetts  Elizabteh Warren, qui répète à qui veut (ou ne veut pas) l’entendre qu’elle ne sera pas candidate. Mais seul Joe Biden se détache dans les sondages à plus de 10%, néanmoins très loin derrière Mme Clinton qui est au-delà des 60%. Mais, en synthèse, Hillary Clinton était également populaire dans les sondages il y a 8 ans… et la suite a été terrible pour elle.


 

republicanRépublicains

Le jeu est beaucoup plus serré pour la primaire Républicaine. Jeb Bush est en tête des sondages, mais à 15% et à seulement 3 points de Scott Walker, six autres candidats étant au-dessus de 6%.

Jeb Bush

Jeb Bush. (Photo : Fabio Pozzebom/ABr — Agência Brasil - CC BY 3.0 br)

Jeb Bush. (Photo : Fabio Pozzebom/ABr — Agência Brasil – CC BY 3.0 br)

POINTS FORTS : 

– L’ancien gouverneur de Floride est favori pour la primaire républicaine, ce qui pourrait lui donner une légitimité dont ne bénéciaient pas ses prédécesseurs, mais avec une faible avance.

– Fils et frère de président, Jeb Bush dispose de la machine de guerre du Parti Républicain, mais aussi des nombreux mécènes ayant soutenu sa famille dans ses courses à la Maison-Blanche, mais aussi dans les fiefs familiaux de Floride et du Texas. Les Bush savent gagner des Présidentielles, c’est un fait !

– Il ferait à priori une meilleure campagne que ses deux prédécesseurs au Parti Républicain, n’ayant pas à radicaliser son discours pour gagner les Primaires, il pourrait paraître plus ouvert vers le centre de l’échiquier politique ; plus rassembleur que d’autres candidats Républicains.

– Son mariage avec une ressortissante mexicaine a été surmédiatisé, or le vote latino compte de plus en plus dans la vie américaine.

POINTS FAIBLES : 

– Il est premier dans les sondages mais avec seulement 15%, et trois points d’avance sur Scott Walker.

– Comme tous les autres candidats Républicains, Jeb Bush semble avancer avec le même programme que Ronald Reagan en 1980 : le moins d’Etat possible, le moins d’impôts possibles, le moins de réglementation possible, afin de « laisser le marché libre ». ça a fonctionné à la fin du XXème siècle, mais le modèle séduira-t-il l’Amérique d’aujourd’hui ? Les deux précédents candidats Républicains à la Présidentielle n’ont pas su convaincre une majorité d’Américains sur un programme assez identique. Les middle-class – dont les salaires augmentent bien moins vite que la richesse du pays – demandent plus aux candidats qu’auparavant.

ARTICLE COMPLET SUR LA CANDIDATURE DE JEB BUSH


 

Scott Walker

Scott Walker. (Photo : Gage Skidmore / CC BY-SA 3.0)

Scott Walker. (Photo : Gage Skidmore / CC BY-SA 3.0)

POINTS FORTS : 

– 47 ans c’est un bon âge pour affronter quelqu’un comme Hillary Clinton.

– Très conservateur, comme la plupart des prétendants Républicains, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker semble se positionner en challenger N°1 de Jeb Bush. Il passe bien au niveau national, et ayant fait preuve de fermeté dans un grand nombre de négociations durant sa carrière politique, il apparaît comme un candidat crédible.

POINTS FAIBLES : 

– Le Wisconsin n’est pas l’Amérique, et son manque de connaissance de l’appareil d’Etat pourraît lui nuire.

– A l’aise dans cette campagne qui débute pour les Primaires, il aura néanmoins certainement beaucoup plus de mal à rallier l’électorat centriste. En effet, sa carrière politique a également été dopée par le soutien du peu modéré Tea Party.


 

Mike Huckabee

Mike Huckabee. (Photo : Gage Skidmore / CC BY-SA 3.0)

Mike Huckabee. (Photo : Gage Skidmore / CC BY-SA 3.0)

– L’ancien gouverneur de l’Arkansas est très populaire auprès des Protestants : Mike Huckabee, 59 ans, a lui même été pasteur de l’église baptiste et a dirigé la Baptist State Convention forte de 500 000 membres. En 1992 il a renoncé à son ministère de pasteur afin de commencer à faire de la politique. Candidat aux Primaires de 2008, il avait réalisé de très bons scores dans certains Etats, arrivant parfois en tête.

POINTS FAIBLES :

– Sa candidature est très marquée auprès d’un public trop restreint, et il semble déjà distancé dans les sondages.


 

Rand Paul

Rand Paul. (Photo : Gage Skidmore / CC BY-SA 3.0)

Rand Paul. (Photo : Gage Skidmore / CC BY-SA 3.0)

POINTS FORTS : 

– Une identité politique forte : A 52 ans, le sénateur du Kentucky a le verbe haut. Précurseur et inspirateur du Tea Party, il est la figure « libertarienne » de cette élection et incarne l’Amérique opposée à « l’establishment », au « système » washingtonien des familles Bush ou Clinton. Les libertariens sont pour la liberté absolue du marché, mais aussi des moeurs, et donc généralement ouverts à de nouveaux droits comme le mariage gay par exemple.

POINTS FAIBLES :

– Le Tea Party a tiré les Républicains vers le radicalisme suite à l’élection de Barack Obama il y a 8 ans, obligeant les candidats à se marquer très à droite, et compromettant leurs chances de rassembler au centre. Rand Paul n’est qu’à 8 ou 9% dans les sondages : comme tous les autres il ne fait pas l’unanimité, mais avec lui, c’est une certitude, il ne se recentrera pas durant la campagne !


 

Marco Rubio

Marco Rubio.

Marco Rubio.

POINTS FORTS : 

– Le jeune fils d’exilés cubains a fait très bonne impression lors de sa déclaration de candidature le 13 avril à la Freedom Tower de Miami.

– Il a 43 ans. S’il gagne la primaire et qu’il se retrouve face à Hillary Clinton (en tant que candidate Démocrate), il pourra prétendre porter les espoirs d’une nouvelle génération d’Américains. Il l’a déjà attaquée : « Cette élection est un choix de génération. Juste hier, un leader d’hier a débuté une campagne présidentielle en nous promettant de nous conduire à… hier. Mais, hier… c’est terminé ! Nous n’y reviendrons jamais », a-t-il lancé en direction d’Hillary Clinton.

POINTS FAIBLES : 

– Il part de très loin dans les sondages (6%) (mais il monte !).

– Son jeune âge : les Américains aiment voter à l’expérience. Mais l’élection d’Obama a invalidé l’équation : on peut désormais être assez jeune et gagner l’élection présidentielle. C’est d’ailleurs pour ça que le sénateur Marco Rubio a l’audace de se présenter au lieu de soutenir son mentor Jeb Bush. Rubio a la réputation d’être un gros travailleur et de s’attaquer lui-même aux dossiers les plus compliqués, ce qui compense son jeune âge.

– Quelques calages de communication : sa déclaration de candidature était parfaite, mais il a généralement l’habitude de parler beaucoup trop vite.

– Son discours devra être très radical pour pouvoir compenser son retard sur Jeb Bush. La Primaire risque de lui donner une image très tranchée, qu’il travaille d’ailleurs sans complexe puisqu’il fut porté aux nues par le non-moins radical Tea party.

Même si Rubio a de l’avenir, il pourrait bien se rallier rapidement à Jeb Bush… peut-être en échange d’un soutien la prochaine fois !


 

Autres candidats Républicains :

Ted Cruz.

Ted Cruz.

– Ted Cruz : Il est lui aussi à 8% dans les sondages. Elu par surprise (mais largement) sénateur du Texas en 2012, il est l’autre candidat latino de cette primaire (avec Marco Rubio). Il a été soutenu durant cette campagne par tout ce que l’Amérique compte de plus conservateur, de Sarah Palin à Rick Santorum. « Je suis cubain, irlandais et italien, et j’ai pourtant fini, je ne sais comment, Baptiste du Sud », a déclaré Ted Cruz pour se définir.

Ben Carson.

Ben Carson.

– Ben Carson : Ce chirurgien du Michigan a 63 ans, il est à 7% dans les sondages – ce qui est loin d’être ridicule (il est même devant Rubio !) – et est très religieux (Chrétien Advantiste). Il a un certain capital de sympathie à l’échelle nationale, mais probablement insuffisant.

Carly Fiorina.

Carly Fiorina.

En dessous de 5% des intentions de vote pour la Primaire républicaine se trouvent Chris Christie, Rick Perry, Rick Santorum et quelques autres. Le milliardaire Donald Trump qui n’a pas fait le deuil d’une entrée triomphale à la Maison Blanche… n’est plus vraiment cité dans les sondages. Certaines petites candidatures pourraient décoller ultérieurement, comme celle de Carly Fiorina (ex-PDG d’Hewlett-Packard) actuellement à 2,5% dans les sondages (photo).

(Copyright pour les trois photos : Gage Skidmore / CC BY-SA 3.0).


 

Et les candidats ninjas !

Comme à chaque fois, les candidats sont très nombreux à vouloir faire parler d’eux durant cette élection. Ils sont même d’ores et déjà 200 à s’aligner pour cette course Présidentielle, au profil plus ou moins amusant. Certains le sont vraiment !

Josue Larose.

Josue Larose.

Josue Larose : Commençons cette liste par les candidats de Floride qui ne se reconnaissent ni en Rubio ni en Bush : Josue Larose par exemple. Il a un avantage sur eux, il n’est pas soutenu uniquement par un parti politique, mais par 41 partis qu’il a lui même créé depuis 2009, dont le America Bourgeoisie Political Party qui a pour vocation (entre autres) de financer une Limousine à son président (lui, donc). Il a également lancé une soixantaine de PAC (organismes de collectes de fonds électoraux) et est donc surnommé “pac man”.

Terry Jones.

Terry Jones.

Terry Jones : Le pasteur de Sarasota (Floride) est bien connu, surtout depuis qu’il a brûlé des corans pour l’anniversaire du 11 septembre. Il est numéro 1 sur la liste noire de l’Etat Islamique depuis les meurtres de Charlie Hebdo. Le reste du temps il tient une boutique de frites.

Harley Brown.

Harley Brown.

Harley Brown : un pur biker de l’Idaho ! « « I’ve got a master’s degree in raising hell », a-t-il déclaré dans un style très « Sons of Anarchy ». Une équipe de TV-réalité le suit partout !

David Jon Sponheim est plus sérieux. Le candidat du « America’s Third Party » a même préparé un programme avec la très remarquée création d’un pipeline afin d’acheminer de l’eau de mer afin d’irriguer le sud de la Californie.

Josh David Usera.

Josh David Usera.

Joshua David Usera : C’est lui le ninja. Ce candidat du Dakota du Sud a écrit un livre titré « A True ‘Ninja’s’ Story », et admet lui-même « je ne suis bon que dans un seul domaine : les arts martiaux ». Il est tout de même candidat.

 

 



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