Miami : Le fils de la consule du Canada restera en prison

Miami : Le fils de la consule du Canada restera en prison
Marc Wabafiyebazu Dubé

Marc Wabafiyebazu.

Mercredi 3 juin, la juge Teresa Mary Pooler du tribunal de Miami a refusé la demande de remise en liberté sous caution de Marc Wabafiyebazu, 15 ans, fils de Roxanne Dubé, ex-consule du Canada à Miami.

« Il semble hautement improbable que si M. Wabafiyebazu fuyait au Canada – où sa mère a de la famille, et où son père habite – que les Etats-Unis serait en mesure de le ramener ici », a dit la juge, citée par le quotidien Miami Herald. Elle a aussi asséné que Mme Dubé avait mal surveillé ses enfants en ce jour tragique du 30 mars 2015.

Quelques semaines après l’arrivée de la famille à Miami, Marc Wabafiyebazu était ce jour-là présent avec son frère Jean à la résidence de trafic de drogue, lors d’une transaction qui a mal tourné. Lors de l’échange de coups de feu, son frère Jean, 17 ans, a trouvé la mort avec l’un des trafiquants de drogue du même âge. Une loi de Floride disposant que toute personne présente lors d’un crime peut être poursuivi pour ces faits, même s’il n’a lui-même tué personne, Marc Wabafiyebazu est depuis lors poursuivi pour « meurtre ». Néanmoins rien n’indique vraiment qu’il ait pu ne serait-ce que planifier avec son frère l’agression. Un enregistrement de vidéo-surveillance montre qu’il n’est sorti de la voiture qu’après les premiers échanges de coups de feu. Il apparait à un moment de la vidéo à l’extérieur de la maison avec à la main ce qui semblerait être une arme, mais mais aucun témoignage porté à la connaissance du public n’indique qu’il ait lui-même fait usage de cette arme qu’il aurait pu ramasser sur la scène de crime. La vidéo montre enfin qu’il s’est pacifiquement rendu à la police quand cette dernière est arrivée sur les lieux. Il avait alors été placé en détention provisoire.

Cette demande de mise en liberté avait nécessité deux jours d’audience la semaine précédente, lors desquels Roxanne Dubé s’était déclarée absolument certaine de l’innocence de son fils qui aurait été sous la mauvaise influence de son frère aîné.

Notre dossier complet sur l’affaire

 



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Qu’est-ce que la “Green Card” ?

On en parle tout le temps. La “Green Card” reste encore pour beaucoup de personnes, en Europe et ailleurs, une sorte de « Saint-Graal » : un objet à conquérir. Il s’agit évidemment d’un moyen de rester aux Etats-Unis, tout le monde semble savoir cela. Il suffit d’avoir vu le film portant le même nom où Gérard Depardieu participe à un mariage blanc (au début au moins) dans l’unique but de rester aux USA. Et pour illustrer la durabilité du ce mot, Green Card, le film est sorti il y a déjà 25 ans !

En effet, la “Green Card” c’est un type de visa aux Etats-Unis, un visa de résident permanent. On peut comprendre par cela un « visa d’immigré ».

Ce sobriquet de « Green Card » remonte dans l’histoire à une époque où, sans doute, ce genre de visa se manifestait par l’émission d’une carte imprimée sur un papier vert. Visiblement, pourtant, la « Green Card » à l’heure actuelle n’est plus forcément verte, même si elle représente encore un visa d’immigré qui permet au détenteur d’effectuer des longs séjours aux Etats-Unis.

Suivant la nomenclature juridico-administrative, le nom technique de la dite « Green Card » est : « Permanent Resident Card », une carte de long séjour pour un « résident permanent » aux Etats-Unis d’Amérique.

Le plus souvent, on obtient le statut de résident permanent soit par une offre d’emploi, soit par des relations familiales. Nous développerons ces 2 catégories très bientôt dans d’autres parties car, rien que pour le cadre du rapprochement familial, il existe 6 classes de relations familiales qui peuvent donner lieu à l’émission d’une « Carte Verte. »
Ces classes commencent par le conjoint, les enfants (mineurs) et les parents d’un citoyen des Etats-Unis, en passant par des catégories pour les conjoints et les enfants d’un résident permanent, et jusqu’à la fratrie d’un citoyen américain. Sauf pour la première catégorie, il y a, on peut dire, des « listes d’attente » qui peuvent varier, mais l’attente est rarement de moins d’un an ou deux.

Pour les visas de résident permanent basés sur une offre d’emploi, ce sont les visas de la série EB, dont le plus connu, peut-être, est le visa EB-5, le visa de l’investisseur millionnaire. Ce sont des visas qui sont, en large mesure, assez spécialisés, pour des personnes douées, ayant fait des études très avancées, ou ceux ayant une certaine expérience professionnelle de haut niveau.

Aux USA, il existe aussi une « loterie » annuelle pour les visas d’immigré. En principe, cette loterie vise à favoriser la diversité d’immigration aux USA, surtout en provenance de pays ayant eu un taux réduit d’immigration aux États-Unis pendant les 5 années précédant la loterie en cours.

Il y a aussi la « Green Card » pour les refugiés et les personnes ayant obtenu l’asile politique aux USA.

Une fois la carte en main, la « résidence permanente » n’est pas nécessairement « permanente » car on peut la perdre, ce qui sera exposé dans un prochain article.

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