Miami au centre du scandale de la FIFA

Miami au centre du scandale de la FIFA

logo fifaLa Floride est l’un des Etats des USA qui s’intéressent le plus au « soccer », néanmoins le récent scandale au sein de la fédération internationale de football (FIFA) ne va pas être pour améliorer les relations entre les Américains et ce sport peu considéré de ce côté de l’Atlantique. D’ailleurs, c’est le FBI qui a réussi à faire tomber Sepp Blatter, président omnipotent de la FIFA. Un film à sa gloire venait de sortir aux Etats-Unis (avec Gérard Depardieu !), que les principaux journaux américains ont moqué. Quelques jours après avoir été réélu à la tête de la FIFA, Blatter a donc été contraint à démissionner début juin. Il faut dire qu’entre temps ses lieutenants avaient été inquiété par le FBI.

Pots de vins, billetteries parallèles de billets, attribution de la coupe du monde au Brésil (l’an passé) et de celles qui doivent être organisées en Russie, et encore plus au Qatar : le réseau de suspicions contre d’éminents membres de la FIFA a eu de répercussions jusqu’à Miami. La « taupe » du FBI dans cette affaire internationale n’est autre que Chuck Blazer, l’ancien président de la CONCACAF qui est la branche de la FIFA pour l’Amérique du Nord (dont le siège est à Miami), lui même inquiété par la justice. L’acte d’inculpation de 162 pages publié fin mai par le ministère américain de la Justice (DoJ) pointe du doigt un maillon important dans la chaîne de corruption (présumée), qui passerait par Miami et ses banques américaines, brésiliennes et anglaises en charge de payer les commissions occultes. Quatorze dirigeants du football sont inculpés, et les banquiers ne sont pour le moment pas inquiétés, mais le puzzle s’assemble doucement. « Nous n’en sommes qu’au commencement », a même indiqué la ministre de la justice, Loretta Lynch. Des dizaines de millions de dollars auraient été retrouvés dans des comptes en banque à Hong Kong, aux îles Caïman ou en Suisse. La perquisition du FBI fin mai au siège de la CONCACAF à Miami aura fait l’effet d’une bombe et provoqué la démission du pourtant indéboulonnable Blatter. Mais à priori le scandale n’est pas fini aux USA comme en Europe…



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