Jean-Pierre Guay : « Prêtre des Snowbirds » depuis 10 ans !

Jean-Pierre Guay : « Prêtre des Snowbirds » depuis 10 ans !

Les messes en français fêtent leur quarantième anniversaire à Hollywood et trentième à Dania !

Une seule chose n’est pas modeste chez l’abbé Jean-Pierre Guay : son regard bleu perçant qui saisit d’amitié toutes les personnes qui le connaissent. Pour le reste, malgré ses messes très fréquentées à Dania et Hollywood, l’abbé Guay ne cherche pas la lumière, et finalement on le connaît trop peu. Le dévouement, c’est ce qui a conduit ce natif de Trois-Rivières (Québec) à ses premiers engagements. « Au collège nous avions décidé de nous impliquer auprès des familles défavorisées, en lien avec la jeunesse étudiante catholique. Nous visitions les familles, tentions de trouver avec eux des pistes pour les sortir de la pauvreté, mais aussi pour animer le quartier. On lisait ce que l’abbé Pierre faisait en France et on voulait l’adapter chez nous. C’est à ce moment-là que j’ai senti la possibilité de devenir prêtre« .

On pourrait croire que « prêtre sous les palmiers », c’était un métier plutôt sympathique… mais, l’abbé Guay a eu une vie « avant ». Et il a même le grade de Major dans l’armée ! « J’y suis rentré afin de payer mes études. Mais je n’ai pas fait que ça : j’ai aussi sablé des voitures dans un garage avant qu’elles ne passent à la peinture ! J’ai été 5 ans dans une paroisse ouvrière, ce qui était dans l’esprit de ma formation, et puis j’ai retrouvé l’armée en tant qu’aumônier militaire. Je suis ainsi parti en Bosnie avec le 22ème Régiment en 1993. C’est une très grande expérience dans ma vie. J’avais 45 ans et les soldats en avaient 22 : ils n’avaient pas connu la pauvreté ni la souffrance, et ils ne connaissaient pas la culture et la religion des bosniaques. Ils se retrouvaient confrontés à des enfants déchiquetés à cause des mines… J’allais voir les trois factions bosniaques, musulmans, catholiques et orthodoxes, afin d’essayer de trouver des solutions avec eux. Ensuite, on m’a demandé d’être aumônier militaire pour toute la province du Québec« .

A 60 ans, il prend sa retraite de l’armée, et il revient ici en Floride où ils passaient les hivers avec ses parents. « Ils avaient une maison mobile près de Little Haïti. Ca m’arrivait d’y célébrer parfois la messe, comme à Noël à la cathédrale Sainte Marie où il y a pu y avoir jusqu’à 1500 personnes au début des années 1980. J’ai toujours entretenu ce lien avec la Floride. Et quand l’abbé Paul-Emile Perrault a pris sa retraite, je me suis offert pour le remplacer à Dania. Ensuite le prêtre qui desservait Little Flower à Hollywood ne revenait plus, alors on a recommencé avec une quinzaine de personnes dans une chapelle. Et rapidement on a rempli la grande église. Mais c’est plus qu’une messe dominicale que nous disons à Dania et à Hollywood : c’est une implication dans la paroisse, avec les oeuvres de la Saint-Vincent-de-Paul par exemple. L’organisation est complexe, et par exemple notre chorale de Saint-Maurice donnera quatre concerts pour Noël.« 

Chaque dimanche, durant les 6 mois « froids », ce sont ainsi des cantiques français qui s’élèvent de ces deux églises pour le plus grand bonheur de tous ceux viennent passer leur hiver loin de chez eux : une autre manière de se réchauffer avec l’abbé Jean-Pierre Guay !

Pour vous, quel est le plus incroyable symbole de Noël ?

« Un enfant qui vient réveiller les coeurs et nous émerveiller à nouveau ! En ce moment le quotidien pourrait nous appeler au désespoir, et ce petit enfant nous ouvre chaque année à la lumière et à l’espèrance : la racine du mot « Noël » c’est « renouveau ». Dans ces temps d’épreuves, il est bon de faire ce chemin vers la joie et la lumière ; en allant chercher un coeur d’enfant, à partir de cet Enfant-Dieu qui est un jour entré dans l’univers pour donner un sens à nos vies. « Fête de la lumière », fête de hanouka chez les Juifs, solstice chez les païens, lumière des nations, symbole de jeunesse aussi… voilà pour moi ce qu’est Noël ! »

 



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