Trump et Clinton gagnent la 3ème primaire, Sanders et Rubio se renforcent, Jeb Bush abdique !

Trump et Clinton gagnent la 3ème primaire, Sanders et Rubio se renforcent, Jeb Bush abdique !

Le troisième test des primaires américaines a confirmé la tendance le 20 février 2016 : Donald Trump domine toujours le camp Républicain et Hillary Clinton celui du Parti Démocrate : ils remportent respectivement la primaire du Caroline du Sud pour M. Trump, et le caucus du Nevada pour Mme Clinton.

Néanmoins, c’est la progression de leurs adversaires qui retient l’attention. Jeb Bush a annoncé qu’il « suspendait » sa campagne. Ce qui signifie… qu’il arrête.

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Bernie Sanders

HILLARY CLINTON SUR UNE PENTE FATALE

A 20h, les résultats quasi-définitif du caucus démocrate du Nevada donnaient 52,5% des voix à Hillary Clinton, et 47,5% à son adversaire Bernie Sanders. Après l’Iowa où elle a gagné par 0,3% d’avance, voici la 2ème victoire de Mme Clinton avec 5 points d’écart. C’est très insuffisant pour faire oublier qu’elle avait 25% d’avance sur Bernie Sanders dans les sondages une semaine auparavant, et le Nevada était un Etat très favorable à Mme Clinton. A l’inverse, rappelons que lors de la primaire du New Hampshire, favorable à Bernie Sanders, ce dernier a gagné avec 22,4 points d’avance sur Hillary Clinton. A la baisse dans toutes les enquêtes d’opinion, l’ex-première dame voit le sénateur socialiste Bernie Sanders se renforcer élection après élection, et ainsi renforcer le déficit de popularité qu’il a face au nom « Clinton ». Comme Barack Obama il y a 8 ans opposé à la même candidate, M. Sanders mise tout sur chaque Primaire, les prenant l’une après l’autre, Etat après Etat, et le résultat étonne toute l’Amérique.

GUERRE CIVILE AU PARTI REPUBLICAIN

présidentielles 2016 liste des candidats

Marco Rubio, sénateur de Floride.

Ted Cruz avait gagné l’Iowa grâce au soutien des Chrétiens Evangéliques, et c’est Donald Trump qui a confirmé la vivacité de sa bonne étoile en emportant les deux primaires suivantes du New Hampshire et du Névada. Le milliardaire new-yorkais mobilise, un peu moins que prévu par les sondages, mais il réalise tout de même un beau parcours, seul contre tout le monde, y compris le pape François qui s’en est pris à lui deux jours avant la primaire du Névada (sans grand effet). Derrière Trump, le mois de février a été une véritable boucherie entre les candidats républicains qui s’écharpent pour la deuxième position. Ted Cruz va certainement gagner plusieurs Etats du sud (très chrétiens) dans les semaines qui viennent, et rester dans la course. Mais Marco Rubio semble de très loin le candidat préféré des cadres du parti, et il fait à peu près jeu égal avec Cruz. Derrière eux, la campagne du neurochirurgien Ben Carson a pris l’eau, John Kasich (pourtant l’un des plus réfléchis) n’arrive pas à vraiment décoller (malgré une victoire dans l’Iowa).

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Jeb Bush

JEB BUSH GAME OVER

A mesure que certains candidats abandonnent la course à la Maison-Blanche, ceux qui restent voient automatiquement leurs pourcentages augmenter. Sauf Jeb Bush qui a eu beaucoup de mal a dépasser les 10% dans les différentes primaires et les sondages. L’ex-favori de l’élection (avant l’irruption de Donald Trump) en a tiré des conclusions et annoncé la voix nouée qu’il arrêtait sa campagne. « Notre pays mérite un président pour tous« , a-t-il clamé, sans citer Donald Trump qu’il considére comme quelqu’un divisant l’Amérique.

Les débats au Parti Républicain ont dépassé l’entendement. « It’s going nuts » comme l’a dit John Kasich, et pas seulement à coup de petites phrases assassines. Alors que Marco Rubio avait réalisé une très bonne 2ème position dans l’Iowa, une véritable tentative d’assassinat politique s’est déroulée en direct et en prime time, ressemblant à s’y méprendre à une scène de la série House of Cards. Le gouverneur du New Jersey Chris Christie a entrepris un « attentat-suicide » contre Marco Rubio en exposant durant de longues minutes en quoi Rubio était « inexpérimenté ». Chris Christie ne le faisait pas pour son compte, mais pour celui d’un autre candidat, Jeb Bush ou John Kasich, mais la disparition de Rubio n’aurait profité qu’à Jeb Bush. S’il a bien un peu baissé suite à ce très viril événement, Rubio a tout de même bien résisté, Christie a abdiqué quelques jours plus tard, et Bush a sombré. L’horizon se dégage donc pour Marco Rubio qui va être mis sur orbite par les prochains sondages et devrait talonner M. Trump lors des prochaines primaires. Marco Rubio, un peu timide lors des premiers débats face à ses aînés du Republican Party, était métamorphosé samedi soir. Avant même le résultat final, il savait déjà qu’il était devenu présidentiable.

En attendant c’est Donald Trump qui a prononcé le 20 février un discours de victoire, composé comme d’habitude à moitié d’auto-congratulations pour lui, sa famille et son équipe et, pour l’autre moitié de tirades contre la Chine qu’il accuse d’avoir commis « le plus grand vol de l’histoire de notre pays« , et bien entendu sur le « mur » qu’il compte construire à la frontière avec le Mexique, assurant que, « oui les Mexicains vont payer ce mur« .

Résultats de la primaire républicaine de Caroline du Sud du 20 février à 21h (60% des bulletins dépouillés) :

– Donald Trump : 33%

– Ted Cruz : 22%

– Marco Rubio : 22%

– Jeb Bush : 8%

– John Kasich : 8%

– Ben Carson : 7%

 

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Qu’est-ce que la “Green Card” ?

On en parle tout le temps. La “Green Card” reste encore pour beaucoup de personnes, en Europe et ailleurs, une sorte de « Saint-Graal » : un objet à conquérir. Il s’agit évidemment d’un moyen de rester aux Etats-Unis, tout le monde semble savoir cela. Il suffit d’avoir vu le film portant le même nom où Gérard Depardieu participe à un mariage blanc (au début au moins) dans l’unique but de rester aux USA. Et pour illustrer la durabilité du ce mot, Green Card, le film est sorti il y a déjà 25 ans !

En effet, la “Green Card” c’est un type de visa aux Etats-Unis, un visa de résident permanent. On peut comprendre par cela un « visa d’immigré ».

Ce sobriquet de « Green Card » remonte dans l’histoire à une époque où, sans doute, ce genre de visa se manifestait par l’émission d’une carte imprimée sur un papier vert. Visiblement, pourtant, la « Green Card » à l’heure actuelle n’est plus forcément verte, même si elle représente encore un visa d’immigré qui permet au détenteur d’effectuer des longs séjours aux Etats-Unis.

Suivant la nomenclature juridico-administrative, le nom technique de la dite « Green Card » est : « Permanent Resident Card », une carte de long séjour pour un « résident permanent » aux Etats-Unis d’Amérique.

Le plus souvent, on obtient le statut de résident permanent soit par une offre d’emploi, soit par des relations familiales. Nous développerons ces 2 catégories très bientôt dans d’autres parties car, rien que pour le cadre du rapprochement familial, il existe 6 classes de relations familiales qui peuvent donner lieu à l’émission d’une « Carte Verte. »
Ces classes commencent par le conjoint, les enfants (mineurs) et les parents d’un citoyen des Etats-Unis, en passant par des catégories pour les conjoints et les enfants d’un résident permanent, et jusqu’à la fratrie d’un citoyen américain. Sauf pour la première catégorie, il y a, on peut dire, des « listes d’attente » qui peuvent varier, mais l’attente est rarement de moins d’un an ou deux.

Pour les visas de résident permanent basés sur une offre d’emploi, ce sont les visas de la série EB, dont le plus connu, peut-être, est le visa EB-5, le visa de l’investisseur millionnaire. Ce sont des visas qui sont, en large mesure, assez spécialisés, pour des personnes douées, ayant fait des études très avancées, ou ceux ayant une certaine expérience professionnelle de haut niveau.

Aux USA, il existe aussi une « loterie » annuelle pour les visas d’immigré. En principe, cette loterie vise à favoriser la diversité d’immigration aux USA, surtout en provenance de pays ayant eu un taux réduit d’immigration aux États-Unis pendant les 5 années précédant la loterie en cours.

Il y a aussi la « Green Card » pour les refugiés et les personnes ayant obtenu l’asile politique aux USA.

Une fois la carte en main, la « résidence permanente » n’est pas nécessairement « permanente » car on peut la perdre, ce qui sera exposé dans un prochain article.

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