Natbank : une banque francophone en Floride pour les Snowbirds et les expatriés

Natbank : une banque francophone en Floride pour les Snowbirds et les expatriés

Le point sur l’économie franco-floridienne avec Michael Côté, le nouveau président de Natbank. Structure américaine de la Banque Nationale du Canada, Natbank est implantée à Hollywood, Pompano Beach et Boynton Beach, et sert les clientèles francophones en Floride, aussi bien les expatriés et leurs entreprises que les touristes et Snowbirds.


LE COURRIER DE FLORIDE : La saison touristique a été tendue cette année, l’avez-vous également ressentie chez NatBank ?

MICHAEL CÔTE : Nous avons eu plus de transactions en volume global cette année, et ce sans compter l’ouverture de notre nouvelle succursale de Boynton Beach. Il y a eu, certes, une baisse des touristes, mais apparemment cette baisse a été très limitée. Je pense que le taux de change a surtout eu un impact sur les modes d’investissements dans les vacances des Canadiens : avec des séjours sont plus courts et un pouvoir d’achat amoindri une fois arrivé en Floride. Le mois d’octobre a été assez bon pour le tourisme canadien dans le sud de la Floride, et je pense que ce sont surtout mars et avril qui auront connu une baisse cette année, notamment avec Pâques qui est arrivé très tôt. L’an passé c’était les Français qui faisaient attention à leur argent à cause du taux de change, cette fois c’est les Canadiens. Mais, pour être franc, l’impact pourrait être plus fort sur la prochaine saison, car beaucoup avaient déjà réservé leur séjour 2015-2016 en donnant un acompte sur leur réservation. Néanmoins, comme vous le savez, tout ça dépendra des variations climatiques et économiques, et les élections aux États-Unis ont également bien souvent effet sur la monnaie. La bonne nouvelle, c’est que les prévisions pronostiquent un petit rééquilibrage. La croissance est un peu lente au Canada, mais il n’y a pas de récession. Pour en revenir aux taux de change, il faudra que les habitudes reprennent le dessus. Jusqu’à présent les Canadiens étaient habitués à la parité ; c’était « la norme ». Aujourd’hui la norme a changé, mais ça ne veut pas dire que les Québécois vont aller investir ou passer leurs vacances à Madrid ou à La Havane. La Floride restera la destination étrangère par excellence pour ceux qui veulent farnienter ou travailler au soleil!

LE CDF : Et pour les transactions immobilières, y a-t-il eu un effet ?
M.C : Ça vend beaucoup, mais c’est assez stable, comme le marché floridien qui se stabilise lui aussi. Le « bon coup facile » immobilier est devenu rare, néanmoins, il y a toujours de belles opportunités d’acquisitions dans le sud de la Floride, qu’il n’y aura peut-être plus d’ici quelques années. C’est donc toujours le bon temps d’acheter, car la valeur des biens n’est pas surestimée et elle va continuer d’augmenter tout doucement. Le comté de Palm Beach se développe beaucoup au nord de Boca Raton. Les générations changent chez les francophones, et nous voyons une plus grande répartition de la communauté. Certains jeunes se disent : « pourquoi acheter de l’ancien sur Broward alors qu’on peut avoir du neuf pour moins cher à Delray, Boynton ou Lake Worth, sans bouchons sur les routes !? ». Et puis de l’autre côté il y a Miami qui attire moins en volume de francophones, mais en revanche à des prix très élevés. C’est le côté « Trendy » de la ville qui va plaire aux Parisiens ou aux Montréalais. On a un petit effet similaire à Fort Lauderdale, et l’ouverture de la ligne aérienne avec Paris risque d’augmenter l’attractivité de la ville sur les Français.

LE CDF : Avez-vous des possibilités pour faciliter les transactions d’argent canadien lors d’acquisitions immobilières ?
M.C : Oui, nos experts peuvent conseiller plusieurs alternatives. Notamment au lieu de transférer de l’argent aux Etats-Unis, le client peut utiliser une Lettre de Credit de la Banque Nationale afin de faciliter la transaction. Nous pouvons aussi prendre des propriétés américaines and garantie ou des placements ici.

LE CDF : Il y a eu beaucoup de changement chez NatBank depuis votre arrivée…
M.C : Le plus important a été l’ouverture de l’agence la succursale de Boynton Beach, qu’une grande partie de nos clients attendaient. Tout s’est bien passé et nous sommes contents du résultat. Mais nous avons eu aussi une rénovation complète de nos deux autres agences succursales. Nous améliorons aussi les services à la clientèle, avec l’optimisation des technologies et la simplification des processus. C’est le cas avec les applications mobiles, notre site internet que nous venons de refaire, les dépôts de chèques qui peuvent désormais se faire par téléphone, etc… c’est un travail constant d’amélioration. Nous allons aussi continuer de nous impliquer de plus en plus dans les communautés francophones et anglophones de Floride.

www.natbank.com

Michael Côté : un jeune président plein de projets

Le nouveau président (arrivé il y a un an) de NatBank a 35 ans. On pourrait se dire qu’il a « brûlé les étapes » dans sa carrière… mais en fait il les a toutes passés : Michael Côté a commencé comme caissier à temps partiel dans une autre institution financière canadienne quand il était étudiant, afin de payer ses études (de communication). Puis il a gravi les échelons jusqu’à devenir directeur régional de cette banque pour laquelle il dirigeait 130 succursales dans l’Ontario, puis vice-président de la même enseigne en Floride. Et que représentait pour lui son arrivée chez NatBank ? « Pour moi c’est vraiment la banque de proximité, où nos clients se sentent comme chez eux. Natbank accompagne les Québécois et tous les francophones qui le désirent, durant leur séjour ou leur vie aux États-Unis afin de leur faciliter les démarches. Non seulement il y a parfois la barrière linguistique qui n’aide pas, mais aussi et surtout toutes les réglementations du système américain qui ne sont pas faciles à comprendre pour tout le monde. Nous avons donc un service à la clientèle approprié, afin de donner une porte d’accès sur les États-Unis et d’aider aussi bien les particuliers que les entreprises dans leur compréhension du monde américain. Nous déroulons pour eux le tapis rouge de part et d’autre de la frontière !« 

 

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