Miami sous la pluie (chronique)

Miami sous la pluie (chronique)
Adrien Hoguet

par Adrien Hoguet

Depuis quelques semaines, Miami a l’air de s’entacher d’un micro-climat qui lui est impropre : des orages à foison, un taux d’humidité digne des chutes du Niagara, sans compter les cumulonimbus obstruant l’astre solaire.

Ou sont passées les grandes avenues auréolées de lumière? Que sont devenues les vastes plages  rutilantes de Miami Beach? Ecrasées par les averses incessantes, elles s’étiolent en attendant la prochaine saison qui leur rendra leur jeunesse dorée. Le chiffre d’affaires des restaurants d’Ocean Drive en pâtit sérieusement ; leurs propriétaires s’en arrachent les cheveux. Force est de constater que la fréquentation de la célèbre avenue a diminué.

Malgré cela, la vie continue dans la capitale du Sunshine State (qui ne porte plus très bien son surnom). Les immeubles Art Déco sont toujours là, avec leurs néons multicolores. Les palmiers, bien que mouillés, offrent encore de l’ombre protectrice pendant les éclaircies.  Même le sourire du socle de Barabara Capitman semble narguer les intempéries.

Alors? Doit-on se réjouir? Peut-être que oui. Nettoyée par la pluie, la ville apporte un visage nouveau. Une face humble qui change de son orgueil démesuré auquel les films, les magazines et les guides de voyage nous ont habitué. Il est même assez cocasse de déambuler dans les rues et s’émouvoir des gouttières dégoulinantes, des flaques d’eau profondes comme des abysses, des personnes en parapluie…Chef d’orchestre de cette ambiance, le tonnerre tambourine le firmament de sa puissance…

Comme chantait George Brassens, c’est un petit coin de paradis contre un coin de parapluie…

Adrien HOGUET

 



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