Carlito Dalceggio : magnifique et surprenant artiste originaire de Montréal

Carlito Dalceggio : magnifique et surprenant artiste originaire de Montréal

Carlito Dalceggio fait incontestablement partie des Québécois qui font bouger Miami, même s’il fait aussi bouger pas mal d’autres endroits sur la planète : il n’est pas qu’un formidable artiste, mais aussi une énergie « unstoppable », tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses peintures. Le mouvement, c’est l’un des éléments les plus importants pour le définir. Lui utilise le mot « nomade » pour se décrire. Il voyage, il peint parfois en live aussi bien au Québec qu’à Miami ou à Rio, mais il aime aussi arrêter le temps dans son studio (actuellement à New-York), et en tout cas s’isoler, et relâcher alors toute l’énergie accumulée vers les différents supports qu’il utilise (mais toujours avec la peinture comme vecteur central). Isolement dans ses voyages, isolement dans son atelier : si vous aimez Carlito, il faut aller vers lui … ou attendre très longtemps que son chemin croise le votre, car son chemin … n’est pas celui de tout le monde.

Carlito Dalceggio, artiste contemporain québécois

Carlito Dalceggio est né à Matane (QC) et ce joli port d’où s’élancent les bateaux de pêche a peut-être inconsciemment marqué son goût pour le voyage, même s’il a ensuite grandi à Montréal où il a étudié le design graphique. En tout cas l’énergie de Carlito s’est un jour envolée pour un tour du monde qui n’aura probablement pas de fin. « Tous les deux ou trois ans il faut que je bouge. Là je viens d’ouvrir un grand espace à New-York. Je travaille toujours beaucoup, 14 ou 15 heures par jour, parfois je m’endors à l’atelier et quand je me réveille je m’y remets. Je ne peux pas vivre sans créer. Créer de la peinture, sculpture, vidéo, poésie, mais créer. Quand j’ouvre un nouvel atelier, c’est tout blanc et ça m’angoisse un peu. Et progressivement la couleur envahit tout. » Et entre deux ateliers, il s’envole donc. Vous n’aurez plus de ses nouvelles durant 6 mois ou 1 an. Comme la fois où il est parti au Cambodge et au Laos, revenu de là-bas avec une fresque de 40 mètres de long !

« Je peins de manière totalement spontanée »

Mais, par delà le procédé original, le plus important chez Carlito c’est ce qu’il vous donne à voir. « Je ne fais pas de l’art pour donner des réponses … mais pour apporter plus de mystère« , explique-t-il. Et ce mystère il s’y confronte ainsi lui-même, assailli par les symboles lors de ses voyages, il les jette sur toile, et jamais de manière statique : tout est mobile, plus proche du travail d’un vidéaste que de celui d’un photographe. Il y a de fortes références tribales, des symboliques très érotisées, toujours un lien entre l’art et la vie ; l’amour, la nature, la conscience … pour dégager au final un sentiment fort qui se décrit en un mot : liberté. Carlito anéantit aussi au passage le concept de « couleur favorite » : on a l’impression qu’il les a toutes apprivoisées, repoussant le concept de « multi-color » : un véritable feu d’artifice. « C’est un canal qui s’ouvre. Je n’analyse jamais, c’est totalement spontané. J’ai bien sûr des visions, des plans, des études, mais quand je commence tout est oublié … j’ai l’impression d’être guidé par le tableau, par une force. » Et quand c’est terminé … lui faut-il aller chercher de nouvelles inspirations, se ressourcer, sortir de la fatigue ? « Pas vraiment. Bien sûr il faut nourrir le feu sacré, et c’est pour ça que je voyage, mais quand tu deviens fragile de nouvelles idées viennent à toi. Il ne faut pas refuser ce moment-là non plus. » Symboles, couleurs, mouvements, cycles de la vie : Carlito ne refuse rien.

Au gré de ses « pop-up studios » vous le reverrez à Miami où il vient souvent travailler sur ses statues avec le génial fabriquant français Olivier Haligon. Carlito a déjà bien marqué la ville, notamment Wynwood où il est régulièrement exposé. D’ailleurs, dans les semaines qui viennent il doit concevoir toute la réalisation artistique extérieure du nouveau village de « Upper Buena Vista » dont l’aménagement est en train de se terminer à Miami (entre les quartiers de Edgewater et de Little Haïti) : peintures monumentales, poésies sur les murs, statues, et une énorme fresque murale en 3 dimensions avec des projections vidéos par dessus durant la nuit ! « C’est un très beau projet, j’espère que vous viendrez le voir !« . On sera là !

www.carlitodalceggio.com

 


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