La Crosse ce sport « exotique » expliqué aux Français (appelé « Lacrosse » chez les anglophones)

La Crosse ce sport « exotique » expliqué aux Français (appelé « Lacrosse » chez les anglophones)

S’il est un sport nord-américain (pratiquement) inconnu en France, c’est bien celui qui a le nom le plus français : « La crosse » (au Québec) appelé en un seul mot « Lacrosse » chez les anglophones.

Depuis 1994 la crosse est officiellement le « sport national d’été » au canada. En 2012 un petit championnat a enfin été créé en France, mais assez discrètement, et les expatriés aux Etats-Unis se rendent vite compte qu’ici ce sport sur herbe c’est une… big thing (surtout quand ils ont des enfants scolarisés dans les écoles américaines).

Peinture de George Catlin illustrant les Amérindiens jouant à la crosse.

Peinture de George Catlin illustrant les Amérindiens jouant à la crosse.

L’histoire de lacrosse

LaCrosse est un des plus anciens sports en équipe du continent, puisqu’il était pratiqué dès le XIe siècle par les Indiens sur le territoire de l’actuel Mexique et des territoires proches. Mais il a également été joué jusqu’au nord du continent (Canada) où les explorateurs français l’ont ainsi baptisé « la crosse » en raison de l’objet en forme de crosse de pasteur (berger ou évêque) qui servait aux joueurs à s’envoyer la balle (comme la crosse de hockey, pour faire bref) (Les Français vont se dire que les Canadiens ne peuvent décidément pas pratiquer de sport sans crosse !) Ce sont néanmoins les Canadiens anglophones qui furent les premiers à apprécier « la crosse » et à former des équipes afin de se mesurer aux agiles Iroquois ou Algoquins. Dès 1842, le Montreal Olympic Club organise des parties. Puis en 1856 est fondé le Montreal Lacrosse Club. Des équipes furent aussi créées dans les colonies de l’autre côté de la frontière, aux Etats-Unis, mais c’est surtout au XXe siècle, lorsque la tête en bois de la crosse a été remplacée par du plastique, que le jeu y a pris son essor en devenant moins dangereux et plus rapide.

A noter que lors des compétitions internationales de lacrosse, une équipe « Iroquois Nationals » est autorisée à participer.

Photo: William Notman / Musée McCord Équipe de crosse de Kahnawake, en 1876. La majorité de ces joueurs avaient voyagé en Angleterre pour une tournée organisée par William George Beers. L’homme portant une coiffe traditionnelle est le capitaine de l’équipe, Sawatis Aiontonnis.

Photo: William Notman / Musée McCord Équipe de crosse de Kahnawake, en 1876. La majorité de ces joueurs avaient voyagé en Angleterre pour une tournée organisée par William George Beers. L’homme portant une coiffe traditionnelle est le capitaine de l’équipe, Sawatis Aiontonnis.

Les règles :

Le but est assez simple : il faut lancer la balle en caoutchouc dans le but adverse afin de marquer un point. Pour cela les équipes doivent toujours avancer avec la balle, mais lors de phases chronométrées. Chez les hommes par exemple, les gardiens ont quatre secondes pour se défaire de la balle. Elle a en tout 20 secondes pour dépasser la ligne médiane, puis 10 secondes pour arriver en zone offensive. Il y a notamment une différence de chronométrage entre la crosse et « la crosse féminine ». Mais surtout, dans ce sport-là (évidemment réservé aux femmes), il n’y a pas de contact physique volontaire, alors que dans « la crosse » (tout court) le détenteur de la balle devient une cible pour les défenseurs adverses. Il y a donc une grande différence dans l’équipement : les femmes n’ont que des gants, lunettes, et protège-dents, alors que les hommes ont des casques et des protections de partout. Les hommes jouent à 10 par équipe, alors que les femmes sont 12 sur un terrain un peu plus grand.

Les parties durent soit 60 soit 80 minutes en fonction du style de ligue et de compétition. Car il y a d’autres variantes : au Canada on joue beaucoup au « box lacrosse » : lacrosse dans la boîte (en salle, donc), avec des équipes de six joueurs. Et bien évidemment il y a aussi des versions pour la plage, en fauteuil roulant etc…

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