Editorial

Coronavirus : gardons notre calme (et évitons les fausses nouvelles) ! Editorial du Courrier de Floride

Tous les lecteurs cherchent des infos, c’est le principe ! Pourtant, la seule info qu’il nous manque sur le nouveau coronavirus « covid-19 », c’est de savoir quand l’épidémie s’arrêtera ! Avec le printemps ? Avec un vaccin ? Pour le reste, nous savons déjà à peu près tout : il s’agit d’une pandémie mondiale qui va provoquer de nombreux morts, un peu comme une grippe agressive, et qui oblige les gouvernements à prendre des dispositions contraignantes et négatives pour l’économie. Chacun d’entre nous sait déjà comment éviter d’attraper le virus. Mais, ainsi, ça ne nous empêche pas de continuer de chercher des infos qui constitueraient des signes d’espoir… ou des signes de la fin du monde !

ATTENTION AUX FAUSSES NOUVELLES

Gwendal Gauthier, éditeur du Courrier de Floride.
par Gwendal Gauthier, directeur du Courrier de Floride.

Merci à tous les lecteurs qui nous font confiance quant à la qualité de l’information car, en ce moment, le virus qui fait le plus de victimes atour de nous, c’est les « fake news »,  les fausses nouvelles qui se répandent sur les réseaux sociaux. Si vous prenez connaissance d’une information « incroyable », avant de la croire (et de la diffuser) vous pouvez (vous devez !) allez la vérifier sur les médias d’information habituels. Non, le jus citron chaud n’éloigne pas le virus. Non, ni Donald Trump ni Elvis Presley n’ont été victimes du coronavirus.

Ici, en Floride, l’épidémie n’a pas pu être contenue, mais elle ne s’est pas développée trop vite pour le moment. Espérons que les mesure gouvernementales suffisent à la faire régresser.

UN MONDE BOULEVERSE

Quel que soit le nombre de victimes et la durée de l’épidémie (les premiers pays touchés, la Chine et la Corée, semblent contrôler l’épidémie), nous rentrons dans une nouvelle ère ; une sorte d’accident de la mondialisation, car c’est elle qui a véhiculé cette maladie par delà les frontières, et c’est elle aussi qui permet aujourd’hui les accélérations scientifiques qui nous font entrevoir des solutions. Mais… nous somme en train d’en prendre brutalement conscience : le XXIe siècle ne sera peut-être pas tel que nous l’avions initialement prévu. Rien ne sera plus comme avant.

Ceci dit, pour relativiser un peu, et même si chaque pandémie est unique, il semblerait que celle-ci ne soit pas aussi grave que la « Grippe Espagnole » de 1918 (50 à 100 millions de morts). Elle était plus dangereuse, mais elle avait fait bien moins peur… puisque les nations, en guerre, n’en avaient alors pas beaucoup parlé. C’est l’autre mondialisation, celle de la diffusion instantanée de l’information, qui nous fait aujourd’hui pendre conscience des dangers.

PRENDRE NOS RESPONSABILITES

Je reviens une seconde sur la qualité de l’information. Concernant la maladie, il me semble que tout le monde occidental a bien été prévenu en temps et en heure des informations nécessaires pour se protéger. A part les Italiens qui ont été les premiers frappés et ont dû se débrouiller seuls. Peut-être l’impact de la maladie a été légèrement sous-évalué par certains gouvernements, mais des dispositions ont partout été prises, avec le souci parallèle (pour les gouvernements) de ne pas créer de panique supplémentaire. Et cet aspect est très important. Il faudra ainsi juger (beaucoup plus tard) nos gouvernants à l’aune de ces deux aspects : comment ils ont évité la panique, et comment ils ont pris les bonnes décisions au bon moment. J’ai pu lire sur les réseaux sociaux un grand nombre d’accusations politiques du genre « mais le président Untel se contredit » (…) « le premier ministre Machin dit l’inverse de ce qu’il avait dit hier ». En matière de sécurité, il y a un temps pour tout. Et, par définition, les décisions du jour ne sont pas les mêmes que celles d’hier.

Bien entendu, il faut mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils continuent d’agir vite et dans la bonne direction. Mais sans non plus perdre notre sagesse. En tout cas, en tant qu’éditeur, je ne pense pas avoir à me plaindre de la qualité de l’information diffusée par le CDC américain ou les institutions françaises et canadiennes. Il nous faut bien entendu garder notre sens critique, mais aussi et surtout passer ensemble à une phase d’entraide et de solidarité : on va en avoir besoin. La crise est grave. Pas forcément si grave que ça. Seul l’avenir nous le dira. Mais, dans tous les cas ça ira mieux si nous respectons les consignes et si nous ne cédons pas à la panique.

Stress et panique sont induits par le mystère. Et, malheureusement, les médias ne pourront pas vous donner plus d’information pour désépaissir ce mystère baptisé « covid-19 ».

A mes amis de Floride, du Canada ou de France : je susis désolé de n’avoir qu’un peu de philosophie à vous offrir… Prenez soin de vous, et veillez à votre santé !

Gwendal Gauthier

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