Livre : « Mortelles transparences » se demande jusqu’où ira « la dictature de la vertu »

Livre : « Mortelles transparences » se demande jusqu’où ira « la dictature de la vertu »

Voici un essai écrit par les Français Denis Olivennes et Mathias Chichportich, mais qui a un côté très universel, et en tout cas applicable à toutes les sociétés technologiquement avancées, y compris les Etats-Unis et le Canada. Cette mise en garde sur la transparence prend un raisonnement encore plus inquiétant quand les réseaux sociaux et les médias commencent à remplacer les juges, par exemple lors de récentes campagnes de dénonciations, ayant certes permis de faire entendre la voix des femmes sur un sujet tabou, mais ayant au passage jeté en pâture aux médias des personnes que rien ne permettait d’incriminer (notamment en France). Qu’on en juge (le livre est aussi en vente sur internet et dans les librairies québécoises) :

Livre Mortelles Transparences« La transparence devient totale. Nos déplacements, nos achats, nos goûts, nos maladies, nos échanges, nos conversations : rien n’y échappe.

Au bureau, des entreprises expérimentent des dispositifs enregistrant les conversations de leurs employés.

Une opération « suspecte » sur votre compte ? Votre banquier a l’obligation de vous dénoncer à une cellule anti-fraude. Vous souhaitez en parler à votre avocat ? Un juge d’instruction l’a peut-être placé sur écoute.

Pour un entretien d’embauche, une visite approfondie des réseaux sociaux – ah les photos sur Facebook ! – est devenu un préalable.

Bientôt notre ADN sera séquencé de manière à ce que nos maladies soient prévisibles : les médecins s’en félicitent, les assureurs se frottent les mains.

Quand, au diktat de la transparence, s’ajoutent les effets pervers du progrès technique, c’est toute notre vie qui bascule.

Peut-on encore inverser le cours des choses ? Sommes-nous condamnés à l’autodestruction de cette société de libertés que nous avons mis tant de siècles à constituer ?

Big Data : le nouveau visage de Big Brother ?

Denis Olivennes et Mathias Chichportich analysent cette marche forcée et inconsciente vers une société soumise aux injonctions souvent absurdes d’une prétendue modernité. »

 

 



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