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Des Québécois en procédure depuis 12 ans contre la Ville de Hollywood !

Ca s’est passé le 21 décembre 2007 : Denis Lefrançois, (originaire de Blainville et résidant dorénavant à Saint-Jérôme (Québec) discute avec son ami Yves Pontbriand (également de Blainville, mais décédé depuis lors) et leurs épouses, dans le parc de maisons usinées Orangebrook, à Hollywood, où ils ont l’habitude de séjourner. Ils aperçoivent trois jeunes qui circulent en vélo dans le parc. « Ca faisait plus d’une heure qu’ils étaient là alors qu’ils n’en avaient pas le droit. Nous leur avons demandé de partir, ce qu’ils n’ont pas fait. Alors qu’ils s’étaient éloignés de leurs vélos, nous les avons pris et transportés jusqu’à l’entrée du parc« , assure Denis Lefrançois. Problème, l’un des jeunes est le fils d’une policière de Hollywood, et il raconte avoir été brusqué. « Ensuite, huit policiers sont arrivés, nous ont mis en joue, passés les menottes. Un policier a sauté à genoux sur moi, j’ai eu des côte fêlées. Et un autre m’a cogné la tête contre l’asphalte. Yves, lui, a eu des coups de poings et des claques.« 

Quand un policier est impliqué, on lui prête souvent d’être de bonne foi. Mais il se trouve que Denis et Yves, les deux Québécois interpellés, sont aussi des policiers (à la retraite) : Denis a fait carrière à la Sûreté du Québec et Yves fut directeur de la police municipale de Blainville ! Il n’empêche : ce jour-là ils seront incarcérés à la prison Hollywood, puis à celle de l’Etat, où ils resteront 24 heures avant d’être libérés sous caution.

PHOTOS – AU LENDEMAIN DE LEUR INTERPELLATION :

Denis et Yves seront ensuite poursuivis pour « séquestration » contre les enfants, jusqu’à ce que la cour rejette ces accusations trois ans plus tard. Et les Québécois de contre-attaquer le mois suivant. La justice américaine peut être équitable… mais elle est pleine de pièges et méandres. La Ville de Hollywood a changé d’avocats à plusieurs reprises ; tenté de déplacer le dossier en cour fédérale ; il y a eu des tentatives de médiation mais, douze ans après ce triste événement… Denis Lefrançois, et les proches d’Yves Pontbriand, attendent toujours que justice leur soit rendue, et Denis n’est pas prêt d’abandonner. « J’ai vendu ma maison en Floride, mais de toute façon je viens le moins possible aux Etats-Unis, car depuis cette affaire j’ai été mis sur la liste des « personnes dangereuses ». A chaque fois que je passe la frontière j’en ai pour une heure d’interrogatoire« . Une raison de plus pour être amer !

Ceci dit, précisons pour nos lecteurs que ce genre d’affaires n’arrive pas tous les jours aux Etats-Unis, ni même à Hollywood !

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2 commentaires

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