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Les Français sont allés voter… mais les élections sont reportées

MISE A JOUR : IL A ETE DECIDE QUE LES ELECTIONS MUNICIPALES ETAIT EFFECTIVEMENT REPORTEES (MAIS PAS ANNULEES)


Ce dimanche se déroulait en France le premier tour des élections municipales. Le deuxième tour est programmé pour le dimanche suivant, 22 mars, et il ne devrait pas avoir lieu pour deux raisons : la polémique politique sur le maintien de ces élections s’amplifie, et la situation sanitaire empire chaque jour (127 morts pour 5423 cas de coronavirus), de la même manière qu’en Italie, pays plongé par l’épidémie dans une situation invraisemblable et catastrophique (1800 morts). En France, en conséquence, les désapprobations du corps médical et des politiciens se multiplient depuis plusieurs jours pour demander l’annulation de ces élections.

COMMENT EN EST-ON  ARRIVE LA ?

L »institut IFOP estime que 44% des Français inscrits sur les listes électorales sont allés voter ce dimanche. C’est moins que les 63,5% de la précédente élection municipale de 2014. Le taux de participation montre que le scrutin est insincère : un grand nombre de personnes qui souhaitaient voter ont finalement eu peur de le faire. Mais c’est tout de même une énorme proportion des habitants qui a pris le risque de se rendre à cet événement.


La majorité étant défiée depuis plus d’un an par des manifestations d’opposants (gilets jaunes, syndicats…), l’annulation des élections n’est sûrement pas un choix facile à mettre en place.

Les médias français induisent que le président Emmanuel Macron souhaitait annuler ces élections, mais qu’il se serait retrouvé bloqué par les présidents des autres institutions et/ou les partis d’oppositions. Il devrait y avoir des éclaircissements apportés très rapidement, avec de toute évidence une annulation ou un report des élections, mais l’annulation apparaît comme plus proche de l’esprit de la constitution : le vote a été insincère, et il paraît difficile de séparer les deux tours des élections de quatre, dix ou trente semaines…

La décision reste en tout cas à confirmer, puisque cette situation est tout à fait unique.

LA SITUATION POLITIQUE EST CALME

Les personnes les plus en colère avec cette histoire d’élections, semblent être les médecins. Les résultats des élections ne montrent pas, pour leur part, de révolution politique spécifique qui serait en cours dans le pays : les partis politiques semblent réaliser des scores équilibrés, et assez différents en fonction des régions.

En conséquence les chefs de partis semblaient désormais, ce dimanche soir, se plier à l’avis du corps médical et à une future décision du chef de l’Etat, annulation, suspension… ou pas, mais en tout cas une décision qui devrait intervenir sous peu.

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