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Impeachment : Pourquoi Donald Trump ne sera pas, au final, destitué de sa fonction de président

La Chambre des Représentants, à majorité démocrate, a voté l’impeachment du président Trump le 18 décembre pour « abus de pouvoir » dans l’affaire ukrainienne, mais également « d’entrave au travail du Congrès » (en raison du refus de comparaître de Donald Trump devant cette assemblée). La Chambre devait donc transmettre le dossier au Sénat puisque, en cas d’impeachment, c’est le Sénat qui doit se charger du procès du président. Mais, dès le lendemain, Nancy Pelosi, porte-parole de la Chambre, a décidé qu’elle ne transmettrait pas le dossier sans avoir auparavant reçu des « garanties » de neutralité du sénat pour ce procès. Or le sénat américain n’est pas plus neutre que la chambre (mais simplement d’une couleur politique opposée) : dans tous les cas le procès de Trump, s’il devait avoir lieu, serait tout autant politique que celui réalisé par la Chambre. Et à la fin il serait acquitté, car le Sénat est à majorité républicaine. En effet, il faudrait que les deux tiers du sénat votent la destitution de Trump pour qu’elle soit effective. Ce qui n’est pas possible… Ca pourraît éventuellement le devenir si des preuves de sa culpabilité apparaîssaient. Pour le moment les Démocrates et les Républicains n’ont que des analyses divergentes sur les déclarations du président. Les Démocrates pensent qu’elles constituent un « abus de pouvoir ». Mais ce sont des analyses, et pas des preuves. A défaut, les Républicains feront comme ils ont fait à la Chambre : 100% d’entre eux ont défendu Trump.

LES CONSEQUENCES DE L’IMPEACHMENT

La majorité des observateurs étrangers pensent que l’impeachment est plutôt favorable à Donald Trump, le faisant passer pour une victime de manœuvres politiciennes. D’un autre côté, « le feu et la furie » continuent, et la personnalité de M. Trump n’en est donc pas moins sulfureuse qu’avant. Un opposant plus calme que lui pourrait en tirer des bénéfices durant la future élection.

« NOT MY PRESIDENT »

Mais, par delà l’impact sur les candidats, cet impeachment a aussi des conséquences politiques globales. Tout d’abord les Américains sont de plus en plus remontés les uns contre les autres, et semblent ne plus comprendre le jeu institutionnel : le Parti Démocrate et ses électeurs n’ont jamais accepté la défaite de 2016. Les députés ne reconnaissent pas vraiment l’élection du Président, et ils doutent désormais du Sénat, jetant au passage la suspicion sur cette institution. Quand une institution doute de la légitimité des autres institutions, ça pose un problème en démocratie.

Autrefois, les guerres politiciennes américaines s’arrêtaient au soir de l’élection présidentielle, quand le candidat perdant téléphonait au vainqueur pour le féliciter. Ce n’est plus le cas. Ceci dit, le « not my president » n’a pas du tout commencé contre Trump, mais huit ans avant, contre Barack Obama. A l’époque, l’élection d’Obama avait aussi été contestée et des procédures d’impeachment avaient été tentées. Un grand nombre de Républicains assuraient qu’Obama ne pouvait être un président légitime, puisqu’il n’était « pas né aux Etats-Unis » (jusqu’à ce que l’intéressé publie son extrait de naissance). Le chef de file de ces « birthers » n’était autre qu’un certain… Donald Trump. Il aura ainsi participé au discrédit qui aujourd’hui frappe la fonction présidentielle.

QUE VA-T-IL SE PASSER

Si les Démocrates transmettent le dossier au Sénat, alors le président sera jugé dans les semaines qui viennent. Le président de ce procès serait alors le « chief justice » John Roberts, et non un sénateur. Les sénateurs pourront auditionner des témoins. Ca devrait là aussi être spectaculaire, car les Républicains ne se priveront pas de convoquer Joe Biden.

En cas de condamnation :

– Le président doit quitter son poste (et c’est le vice-président (en l’occurence Mike Pence) qui devient alors président).

– L’ex-président peut aussi en corolaire être interdit d’exercer de futurs mandats fédéraux (et donc de se représenter).

– S’il est reconnu coupable d’un crime ou délit, l’ex-président doit alors, en théorie, être poursuivi lors d’une procédure pénale.


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