Arno en concert à Miami

Arno en concert à Miami

20140730-172751-62871559.jpg Le chanteur belge Arno sera en concert le 11 novembre prochain au Grand Central de Miami (696 North Miami Ave). Il est l’un des plus fameux chanteurs francophones du royaume, avec un style à la Higelin et une voix bien plus éraillée que celle de Tom Waits. Auteur d’une discographie d’une grande richesse qui couvre les trente cinq dernières années, il est aussi réputé pour ses reprises très originales, comme son Elisa (Serge Gainsbourg), Les Filles du Bord de Mer (Adamo). Arno a néanmoins voulu « changer de bazar » sur son nouvel album, Future Vintage. Sans se renier pour autant, il emprunte ainsi une nouvelle direction, nourrie par ses observations de la société. « Cette année, un changement s’est produit en moi », explique-t-il. « Les gens changent aussi. » Sur fond de crise européenne, celui à qui l’on doit l’immortel refrain « Putain, putain, nous sommes quand même tous des Européens » a constaté une mutation sur le plan politique. « L’Europe est en faillite, l’Amérique n’a plus le pouvoir qu’elle avait ». Collusion de français et d’anglais, la musique d’Arno est toujours un appel à l’ouverture d’esprit et à la tolérance. Alors qu’il devait enregistrer cet album en 2013 seulement, Arno a ressenti l’urgence d’en écrire les chansons à peine sa précédente tournée terminée. « Après les derniers concerts, à Montréal, je me suis dit « je dois faire quelque chose ». Après deux ans sur la route, c’est dur de se retrouver sans rien faire. Et c’est encore pire avec l’âge » confie-t-il. Dès le morceau d’ouverture, l’uptempo The Show of Life, le ton est donné. « Let the money die » y affirme Arno, dans ce manifeste qui sonne comme un appel à se redresser dans l’adversité sur un tapis de guitares acoustiques et électriques. Quand les bonbons parlent et ses textures electro saturées est bien dans la veine poétique d’Arno, une observation du caractère absurde de la vie. Très enlevé, I Don’t Believe est une affirmation du scepticisme bien dans la manière du rock anglais le plus teigneux, qui précède la tonalité plus mélancolique de Chanson d’amour, nouvelle ballade déchirante et crue à ajouter au répertoire de l’artiste, tout comme Dis pas ça à ma femme.

En tout cas ce 11 novembre sera un très bon moment à passer entre francophones !

http://www.arnomiami.com

 



Related Articles

1 comment

Write a comment

Write a Comment

Laisser un commentaire

Nous avons besoin d’amourrrrr !

Un like sur Facebook, c’est très important pour la presse indépendante

Vous pouvez le faire ci-dessous.   MERCI A VOUS !