La spécialisation… et ses limites

La spécialisation… et ses limites

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La spécialisation… et ses limites

La vie humaine devient de plus en plus compliquée.  L’avancement des connaissances et – surtout à l’heure actuelle – des connaissances techniques fait qu’un individu ne peut tout savoir.  

 

Par David S. Willig

–  Avocat aux barreaux de Miami et de Paris, et notaire  –

2837 SW 3rd Ave, Miami, FL 33129  –  http://floridavocat.com

Tel : +1 (305) 860-1881   Interlawlink@aol.com   

 

Certes, on peut observer que, même dans l’histoire la plus reculée de la société humaine, il y avait des spécialistes.  D’abord, il y eut des chasseurs et des cueilleurs.  Avec l’évolution du temps, des agriculteurs et autres…  Ensuite, à titre d’exemple, des agriculteurs et des éleveurs d’animaux ont diversifiés leurs activités collectivement, mais en se distinguant par  leurs différents produits.

Il n’est pas difficile de voir comment l’effet s’amplifie à travers toutes les activités de l’être, tant physiques qu’intellectuelles, au point où il y a, par exemple, des écrivains spécialistes de romans policiers, ou historiques, et ainsi de suite.

Donc, visiblement, la spécialisation n’est pas bornée ni aux sciences naturelles, ni à la technologie.  Il semble que nous avons parmi nous des spécialistes de toute sorte.  Et – encore plus important – avec la diversification et la spécialisation, il est évident que le spécialiste n’exerce pas sa spécialité pour lui-même, mais pour autrui.

Vu de cette perspective, la responsabilité du spécialiste est bien exposée, face à la confiance des personnes ayant recours au spécialiste.  Dans ce sens, il faut reconnaitre qu’un dit «  spécialiste  » doit, quand-même, avoir une culture plus large de sa spécialité.  Car le vrai spécialiste se rend compte qu’il n’agit pas dans l’absolu, mais dans un monde interactif, et réactif.

Il y a toujours des conséquences, et le spécialiste est censé maîtriser une vision plus variée des conséquences qui peuvent découler d’un choix, ou d’un autre.

Pour avoir cette clarté de jugement, le spécialiste doit savoir comment les «  pièces  » se sont adaptées ensemble. Par exemple, dans le domaine du droit, on se spécialise par matière, selon le domaine… du droit  !  Mais, là, aussi, il est clair que la spécialisation a ses limites, ou bien, peut-être, devrait-on dire que la spécialisation ne devrait pas avoir de limites.

En effet, un avocat spécialisé dans un domaine, doit forcément avoir des connaissances aussi dans d’autres domaines.  Un avocat spécialiste de la responsabilité civile du fait de l’homme, de sa négligence ou par son imprudence, ne peut pas se borner seulement à savoir sous quelles conditions l’auteur des dégâts peut être tenu responsable.

Il doit aussi maîtriser les connaissances techniques de la procédure judiciaire, surtout de la procédure civile.  Sinon, le spécialiste devra avoir recours à un autre spécialiste.

En fait, c’est la solution des grands cabinets d’avocats, où tout un groupe de spécialistes vont converger sur le problème du client  : sur la procédure, pour l’instruction et après le procès, sur l’appel éventuellement (si ça ne marche pas comme prévu lors de la première instance), sur la fiscalité, sur la protection des biens ainsi récupérés contre des saisies d’un créancier, et ainsi de suite.

Comment faire, alors, dans une petite structure  ?  Avec d’autres professionnels, au même effet de frais additionnels et plus élevés.  Comment peut-on traiter d’un investissement, par exemple pour obtenir un «  visa d’investisseur  » sans savoir ou pouvoir intervenir lorsqu’il s’agit de la mécanique du droit des sociétés, ou l’analyse du bail pour le local qui va servir de base pour l’investissement, ou les contrats d’assurance qu’il faut souscrire pour protéger l’investissement et satisfaire les besoins du propriétaire des murs  ?

La grande ironie est que le meilleur spécialiste, finalement, a une touche du généraliste  !



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