Les messes en Français à Miami : c’est eux !

Les messes en Français à Miami : c’est eux !

Rencontre avec le Père Alejandro et Marie-Patricia Sanson qui ont lancé les messes en Français cette année à Miami.

« J’ai rencontré des Français de Miami grâce à une famille française de l’école« , raconte le Père Alejandro Rodriguez Artola dans son français impeccable. « Un jour nous avons été invités chez la famille Sanson, et puis pendant le dîner, les familles commençaient à parler : « Ah ce serait bien si on avait une messe en français à Miami, etc… ». Ils n’arrêtaient pas. Alors au bout d’un moment j’ai arrêté de dîner en silence et je leur ai dit : « C’est bon, vous allez l’avoir la messe en Français ! Mais il va falloir aller jusqu’au bout et que ce soit parfait ! Quand j’ai commencé mes années de philosophie au séminaire en 1999, je me suis souvent demandé à quoi m’avait servi ma vie passée, notamment en France et en Belgique. Ce soir-là chez les Français de Miami, Dieu m’a donné la réponse !« .

Marie-Patricia Sanson et son mari Thierry sont arrivés à Kendall (sud de Miami) il y a un an, en provenance de la Celle Saint-Cloud (près de Paris) afin de développer ici la société de Thierry (il promeut le tourisme en France auprès des Américains). « Nous allons à la messe près de chez nous, mais c’était vraiment une bonne idée d’en lancer une en Français une fois par mois« , raconte Marie-Patricia. « Au début nous étions quelques familles, et puis la dernière fois nous étions tout de même 75, ça progresse. Je me suis rapidement rendu compte qu’il y avait des messes en français dans toutes les grandes villes américaines, sauf à Miami« . « Ici on commence toujours par une messe par mois pour les communautés, mais on verra par la suite s’il y a plus de besoins« , rajoute Father Alejandro.

DE LA DANSE CLASSIQUE A LA PRÊTRISE

Le parcours du « padre » (comme on dit à Miami) n’est pas banal. Ses grands-parents cubains habitaient Miami avant la révolution castriste. Ses parents venaient passer Noël ici. Et un jour de 1960, ils ont fait partie de ceux, nombreux, qui ont décidé de ne pas courir le risque de rentrer à La Havane, vu les événements qui s’y passaient. Alejandro est né à Miami trois ans plus tard. « Comme on dit ici, « soy cubano de Miami » : je suis un cubain, mais d’ici seulement. J’y suis tout de même allé deux fois en pèlerinage et j’ai beaucoup apprécié« .

Depuis deux ans curé de Saint-Thomas-the-Apostle, où se disent les messes en Français, Father Alejandro a un lien particulier avec cette paroisse, puisque c’est là qu’il est allé à l’école ! Il a ensuite choisi une destinée spéciale pour un prêtre puisqu’il est parti dans de grandes écoles de… danse classique, à Boston puis à New-York, avant d’intégrer le Ballet Royal de Wallonie et le Ballet du Nord de Roubaix. « J’étais 6 mois par an à Paris, et à Aix pendant les vacances. Ca a duré 3 ans durant lesquels j’allais tous les jours à la messe. Dès 1992 j’ai fait une retraite et j’ai su que j’allais rentrer au séminaire. Je pense qu’il y a un lien entre cette vie que j’ai eue en France, et ces messes de Miami : je peux partager la foi, mais aussi la douleur, comme après les récents attentats à Paris« .

« Pour nous, cette rencontre avec le père Alejandro était comme un clin d’oeil évident« , poursuit Marie-Patricia Sanson. « Par delà la messe, les expatriés sont parfois en perte de lien, et c’est important qu’ils aient ainsi un lieu de rassemblement. D’ailleurs il y a un pot après la messe. » « Oui« , commente le Père, « en bons Français, ils organisent l’apéro après. Je leur laisse la clé car ils finissent tard !« . Merci à lui en tout cas pour son aide à la communauté !

Les messes ont lieu le premier samedi du mois à 19h.
7377 SW 64th St, South Miami, FL 33143
(305) 665-5600 – Rens : thmpsanson@gmail.com
www.stamiami.org

 



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Qu’est-ce que la “Green Card” ?

On en parle tout le temps. La “Green Card” reste encore pour beaucoup de personnes, en Europe et ailleurs, une sorte de « Saint-Graal » : un objet à conquérir. Il s’agit évidemment d’un moyen de rester aux Etats-Unis, tout le monde semble savoir cela. Il suffit d’avoir vu le film portant le même nom où Gérard Depardieu participe à un mariage blanc (au début au moins) dans l’unique but de rester aux USA. Et pour illustrer la durabilité du ce mot, Green Card, le film est sorti il y a déjà 25 ans !

En effet, la “Green Card” c’est un type de visa aux Etats-Unis, un visa de résident permanent. On peut comprendre par cela un « visa d’immigré ».

Ce sobriquet de « Green Card » remonte dans l’histoire à une époque où, sans doute, ce genre de visa se manifestait par l’émission d’une carte imprimée sur un papier vert. Visiblement, pourtant, la « Green Card » à l’heure actuelle n’est plus forcément verte, même si elle représente encore un visa d’immigré qui permet au détenteur d’effectuer des longs séjours aux Etats-Unis.

Suivant la nomenclature juridico-administrative, le nom technique de la dite « Green Card » est : « Permanent Resident Card », une carte de long séjour pour un « résident permanent » aux Etats-Unis d’Amérique.

Le plus souvent, on obtient le statut de résident permanent soit par une offre d’emploi, soit par des relations familiales. Nous développerons ces 2 catégories très bientôt dans d’autres parties car, rien que pour le cadre du rapprochement familial, il existe 6 classes de relations familiales qui peuvent donner lieu à l’émission d’une « Carte Verte. »
Ces classes commencent par le conjoint, les enfants (mineurs) et les parents d’un citoyen des Etats-Unis, en passant par des catégories pour les conjoints et les enfants d’un résident permanent, et jusqu’à la fratrie d’un citoyen américain. Sauf pour la première catégorie, il y a, on peut dire, des « listes d’attente » qui peuvent varier, mais l’attente est rarement de moins d’un an ou deux.

Pour les visas de résident permanent basés sur une offre d’emploi, ce sont les visas de la série EB, dont le plus connu, peut-être, est le visa EB-5, le visa de l’investisseur millionnaire. Ce sont des visas qui sont, en large mesure, assez spécialisés, pour des personnes douées, ayant fait des études très avancées, ou ceux ayant une certaine expérience professionnelle de haut niveau.

Aux USA, il existe aussi une « loterie » annuelle pour les visas d’immigré. En principe, cette loterie vise à favoriser la diversité d’immigration aux USA, surtout en provenance de pays ayant eu un taux réduit d’immigration aux États-Unis pendant les 5 années précédant la loterie en cours.

Il y a aussi la « Green Card » pour les refugiés et les personnes ayant obtenu l’asile politique aux USA.

Une fois la carte en main, la « résidence permanente » n’est pas nécessairement « permanente » car on peut la perdre, ce qui sera exposé dans un prochain article.

3 comments

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  1. Martin
    Martin 28 août, 2017, 12:05

    A Noel 2017 y aura t il une messe de Noel en Français à Miami?
    Nous allons passer Noel en famille et nous aimerions aller à la messe.

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    • La Rédaction
      La Rédaction Author 30 août, 2017, 23:10

      Généralement il n’y en a pas à Miami, mais il y a l’option messe en Français à Hollywood (pas loin de Miami), ou bien messe en latin avec un prêtre français : regardez dans notre rubrique associations-religions pour les contacts.

      Reply this comment

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