Eric Irastorza : « Il fallait que je tourne la page »

Eric Irastorza : « Il fallait que je tourne la page »

Interview du champion du monde de pelote basque Eric Irastorza qui vient de quitter le jaï alaï de Miami après 18 ans à envoyer des balles à 250km/h !

C’est fait, Eric Irastorza a quitté le fronton du Miami Jaï Alaï. Il y était arrivé à l’âge de 22 ans en provenance du Pays Basque, comme des dizaines d’autres joueurs de pelote avant lui. Mais cette immense figure française de Miami (sept fois champion du monde, et tenant du titre) a gardé son appartement dans la « Magic City ». Alors, même s’il a de nouveaux challenges face à lui, on devrait tout de même le revoir !

champions basques de Floride

LE COURRIER DE FLORIDE : Votre départ a été un choc pour la communauté française de Miami et les fans de cesta punta, votre décision était-elle soudaine ?

ERIC IRASTORZA : Je travaillais depuis quelques temps à l’ouverture d’un restaurant sur la plage Milady à Biarritz, projet qui vient de se réaliser, donc le choix s’est posé J’ai 40 ans, et après toutes ces années, il fallait que je tourne la page.

LE CDF : Allez-vous tout de même continuer la pelote ?

E.I : Oui, c’est ma vie, difficile d’arrêter. Je vais jouer en France, et aussi à Mexico l’été prochain, puisqu’ils viennent de rouvrir le fronton.

LE CDF : On a tout de même eu l’impression à travers vos récentes interviews que vous étiez un peu amer face à la la manière dont est considéré votre sport à Miami ? 

E.I : C’est surtout de la tristesse. Ils privilégient le business et les machines à sous des casinos à notre sport, qui lui est mis de côté. Oui, ça me chagrine de voir la cesta punta se dégrader à Miami, alors qu’elle fait partie de la culture américaine et latine de la ville. On dirait qu’ils la considèrent comme une verrue attachée aux casinos, alors que c’est ce qui justement leur permet d’avoir leur licence de casino. Quand je suis arrivé en 1998, le patron aimait ce sport. Aujourd’hui il n’y a même plus de tournois. Ca me fait de la peine pour les autres joueurs qui sont toujours là.

LE CDF : Combien reste-t-il de français ?

E.I : Cinq ou six sur les casinos de Miami et de Dania.

LE CDF : Y aurait-il moyen de relever la pelote à Miami ?

E.I : Bien sûr, je suis actuellement à l’inauguration du fronton de Mexico où 31M$ viennent d’être investis pour le faire renaitre. Le maire et toutes les personnalités de la ville étaient là. Pour y arriver, il faut des investisseurs, mais aussi et surtout un chef d’entreprise qui aime notre sport.

LE CDF : Quel est votre plus beau souvenir à Miami ?

E.I : Mon arrivée du Pays-Basque en décembre 1998. Je suis reparti à zéro ici, mais c’était que du bonheur de vivre à Miami et de s’immerger dans les cultures américaine et latine de la ville. Trois mois après mon arrivée, un joueur s’étant blessé, j’avais été sélectionné pour le tournoi NAJS qui était le plus doté, avec 150 000$ de prix. J’ai ainsi pu m’affronter aux meilleurs joueurs, et j’ai gagné. Ca a lancé ma carrière.

 



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